« Gagner le Trophée Andros n'est pas une chose facile. Il est bien plus difficile que toutes les épreuves auxquelles j'ai pu participer.
Le matériel, l'expérience et l'équipe sont bien sûr primordial mais le pilote à une part beaucoup plus importante que dans d'autres disciplines du sport automobile. Les deux premiers titres ont été remportés avec une auto que je connaissais très bien.
Mais lorsque j'ai pris la décision d'accepter la proposition de Sébastien Chatail, dirigeant du team Saintéloc, je savais que le pari était osé.
L'Andros, avec une nouvelle équipe, une nouvelle auto et 40 kilos de lest de plus que les concurrents directs. La tâche allait être compliquée mais tellement motivante sur le plan sportif et personnel, sans parler que j'ai laissé à d'autres pilotes expérimentés l'auto, les ingénieurs et l'acquisition de données avec lesquels j'ai remporté les deux titres. Même si Saintéloc est une équipe privée, sans le soutien d'un constructeur, Sébastien Chatail m'avait fait part de sa motivation me disant que son équipe serait soudée autour de moi afin de m'aider à remporter un 3ème titre. Je sais que tout est possible, même les choses les plus impensables, j'ai donc accepté ce nouveau défi.
Sans faire le détail des différentes péripéties que nous avons connu lors de cette saison, le plus important c'est que nous avons démarré avec une nouvelle auto, inférieure en performance à celle de la concurrence. Mais par le travail et la motivation de tous le staff Saintéloc ainsi que Jean-Pierre Béchu et Thierry Joncoux mon co-équipier, nous avons fait évoluer l'auto dans le bon sens et rapidement pour la rendre performante afin de l'imposer sur les différentes surfaces de l'Andros. Cette motivation nous a permis de décrocher ensemble ce 3ème titre. »
Je dédie ce titre à 2 potes disparus cette année : Lionel Regal et Yvan Lebon.
Jean Philippe Dayraut, le 17 février 2011